Brique vs Parpaing : Quelles nouveautés pour la RE2020 à l'horizon 2026 ?
Rénovation

Brique vs Parpaing : Quelles nouveautés pour la RE2020 à l’horizon 2026 ?

Le choix entre brique et parpaing, longtemps axé sur la performance thermique, s’oriente désormais vers les exigences environnementales de la RE2020, avec un focus sur le plafond carbone Icconstruction à horizon 2026. Voici les points essentiels à considérer :

  • Le cadre normatif commun aux deux matériaux via le NF DTU 20.1
  • La trajectoire descendante du plafond carbone Icconstruction jusqu’en 2031
  • L’importance des FDES précises pour évaluer l’impact environnemental réel des matériaux
  • La vérification réglementaire de la perméabilité à l’air après chantier
  • Les contraintes locales comme les PLU influençant le choix du système constructif

Ces éléments redéfinissent le débat autour de la construction durable et de la performance énergétique dans la construction neuve, en offrant un cadre clair pour orienter les maîtres d’ouvrage vers des choix éclairés et alignés avec les normes en vigueur.

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Un cadre normatif commun pour la brique et le parpaing sous la RE2020

La première étape pour comprendre les nouveautés à l’horizon 2026 consiste à rappeler que la brique et le parpaing relèvent du même référentiel normatif, le NF DTU 20.1, publié intégralement en juillet 2020. Ce document couvre l’exécution des ouvrages en petits éléments, qu’il s’agisse de brique, parpaing, béton cellulaire ou pierre.

Il n’existe donc aucune norme distincte liée à la nature du matériau, mais un socle commun de qualité d’exécution, applicable à l’ensemble des protagonistes du bâtiment. Ce socle garantit que la réussite d’un chantier dépend autant de la mise en œuvre rigoureuse que du matériau sélectionné.

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Par exemple, Coval Construction, constructeur en Loire-Atlantique depuis plus de 35 ans, illustre parfaitement cette approche en proposant du sur-mesure sans privilège forcé pour l’un ou l’autre matériau, favorisant ainsi une vraie personnalisation alignée avec les besoins.

Rôle clé du plafond carbone Icconstruction dans le choix des matériaux

Depuis l’entrée en vigueur de la RE2020, le critère déterminant pour sélectionner entre brique et parpaing s’est recentré sur l’indicateur Icconstruction. Ce plafond carbone réglementaire fixe une limite maximale d’émissions de CO2 exprimée en kg équivalent CO2/m², avec une trajectoire descendante jusqu’en 2031 :

Période Icconstruction max. (kg éq. CO₂/m²)
2022 – 2024 640
2024 – 2027 530
2028 – 2030 475
À partir de 2031 415

Un permis de construire validé à présent doit donc respecter un plafond à 530 kg éq. CO₂/m², et la barre descendra à 475 dans deux ans. Cette évolution pousse à une sélection plus rigoureuse des matériaux et des process de fabrication, car des solutions qui passaient sans effort auparavant peuvent être désavantagées.

La FDES : un outil incontournable pour comparer la brique et le parpaing

La RE2020 impose un calcul précis fondé sur les FDES (Fiches de Déclaration Environnementale et Sanitaire) spécifiques à chaque produit. Cet aspect nuance fortement les comparatifs ‹ brique vs parpaing › classiques que l’on trouve parfois en ligne :

  • Variabilité entre fabricants : Deux blocs identiques en apparence peuvent afficher des bilans carbone très différents selon leur FDES.
  • Données par défaut pénalisantes : Une absence de FDES propre conduit à appliquer des valeurs par défaut, souvent élevées, ce qui défavorise les produits sans certification précise.
  • Considération du transport : Le lieu de production influe directement sur l’impact carbone total, ce qui favorise les matériaux locaux.

La clé est donc d’interroger le constructeur non seulement sur le matériau, mais sur la référence produit, son FDES ainsi que la distance usine-chantier, afin d’optimiser le bilan carbone du bâtiment dès la phase de conception.

Qualité d’exécution et perméabilité à l’air : impératifs RE2020 pour maçonnerie

La RE2020 renforce les contrôles finaux en imposant deux mesures incontournables, intrinsèquement liées à la maçonnerie :

  • Perméabilité à l’air : La mesure en fin de chantier doit montrer une perméabilité inférieure à 0,6 m³/(h.m²) pour les maisons individuelles. Cette performance ne dépend pas uniquement du matériau mais de la qualité des jonctions, traversées et raccords.
  • Système de ventilation : La vérification des performances du système de ventilation implique une intervention d’un expert reconnu. Les éventuelles non-conformités doivent être corrigées avant livraison.

Cette double exigence souligne que ni la brique ni le parpaing ne garantissent à eux seuls l’étanchéité à l’air. Seule une mise en œuvre rigoureuse associée à un traitement soigné des enduits intérieurs peut assurer cette performance et ainsi respecter les critères de la RE2020.

Influence du Plan Local d’Urbanisme (PLU) sur le choix des matériaux

Avant de valider un choix, une vérification attentive du PLU s’impose. Les contraintes locales en matière d’esthétique, couleur d’enduit ou type de parement peuvent influer indirectement sur la décision entre brique et parpaing. Le PLU agit ainsi comme un filtre complémentaire au cadre réglementaire national.

Il est essentiel de consulter ces règles auprès de la mairie en amont pour intégrer ces contraintes dans la conception et éviter des arbitrages de dernière minute coûteux ou inefficaces. Ce facteur s’adresse particulièrement aux maîtres d’ouvrage souhaitant optimiser à la fois la performance environnementale et l’intégration paysagère.

Brique ou parpaing à l’horizon 2026 : vers un choix fondé sur des données précises

Le débat traditionnel centré sur la simple performance thermique s’efface face à la montée en puissance de la RE2020 et de ses exigences carbone plus strictes. Si brique et parpaing partagent un socle normatif identique, le différenciateur majeur réside dans une analyse fine des FDES, qui permettent de qualifier objectivement l’impact écologique du matériau.

Pour un projet conçu aujourd’hui visant un plafond carbone à 530 kg éq. CO₂/m², il est stratégique d’intégrer ces données environnementales très tôt, idéalement lors de l’esquisse. Modifier le système constructif à ce stade reste simple et peu onéreux, garantissant ainsi conformité et performance sur le long terme.

Les maîtres d’ouvrage peuvent aussi s’appuyer sur des professionnels qualifiés, notamment ceux spécialisés dans la rénovation énergétique et la construction durable, afin de maîtriser à la fois coûts, confort et impact environnemental.